
巴比․桑茲絕食抗議六十六天後,一九八一年五月五號,他在監獄中喪失生命。《飢餓》是由「第四頻道」(Channel Four) 製作。
其實,台灣吼,沒想像中「對立嚴重」啦──但耍嘴皮子、扣帽子最會。肯․洛區 (Ken Loach) 拍個《致命檔案》(Hidden Agenda),曾被扣帽子說這部片是要代表北愛爾蘭共和軍參加坎城影展,拍個《吹動大麥的風》(The Wind That Shakes the Barley) 又被扣說窩裡反,只會凸顯愛爾蘭人崇高的形象,把英國軍人全都描述成屠夫、殺人犯。現在,照樣是英國頻道以及英國籍導演拍攝北愛爾蘭共和軍的題材,會不被罵說「賣英集團」嗎?
周星星我對《飢餓》相當感興趣,所以我還故意用「張鐵志式」標題當網誌標題。拜託,趕快來台上映吧,有《三百壯士》的肌肉男主演喲!

另外是三段式影片《東京!》(Tokyo !),我心目中的神奉俊昊!

左起米歇․龔德里 (Michel Gondry),奉俊昊,李歐․卡哈克斯 (Leos Carax)。

左起蓋卜莉兒․貝爾 (Gabrielle Bell) 跟米歇․龔德里。

順便送上艾莎․齊貝斯坦 (Elsa Zylberstein) 走紅地毯的圖片。


以下是《世界報》記者托馬․梭提內 (Thomas Sotinel) 針對史提夫․麥昆的訪談。
"Pour parler de Bobby Sands, je veux toucher un public plus large que celui de l'art"
LE MONDE |
A 38 ans, le Britannique Steve McQueen est une étoile de l'art contemporain, qui a toujours utilisé la pellicule ou la vidéo comme support et dont les oeuvres ont été montrées dans les galeries et les musées. Son premier long métrage de cinéma, Hunger, est présenté en ouverture de la section Un certain regard. Le film retrace la grève de la faim entreprise par les prisonniers républicains irlandais de la prison de Maze en 1981 et l'agonie de Bobby Sands, le premier d'entre eux à mourir. Produit, entre autres, par Channel Four, Hunger met en scène les détails du conflit qui opposa les détenus, qui exigeaient le statut de prisonniers politiques, au gouvernement conservateur de Margaret Thatcher.
Quel est le lien entre votre désir de réaliser un long métrage et l'histoire de Bobby Sands et des grévistes de la faim de l'IRA ?
Ce qui s'est passé en
Quant à mon désir de faire du cinéma, quand j'étais en école de cinéma, à New York, je voulais partir pour une école d'art et, quand je m'y suis retrouvé, j'ai eu envie d'être dans une école de cinéma.
Enfin, pour parler de Bobby Sands et de la grève de la faim, je veux toucher un public plus large que celui de l'art.
Pourquoi raconter cette histoire maintenant ?
Quand j'ai commencé à travailler sur ce film, en 2003, il n'y avait pas de guerre en Irak, de Guantanamo, d'Abou Ghraib. En même temps que le film a pris forme, l'histoire se répétait. Cette situation dans laquelle une personne en arrive à un stade où son corps est le seul instrument qu'elle puisse utiliser pour se faire entendre est redevenue familière. Et, comme cette histoire est arrivée au Royaume-Uni, elle rappellera aux gens que ça peut aussi arriver chez eux.
Aviez-vous une idée de la forme globale du film avant de commencer le scénario ?
Je voulais que ce soit d'abord un fleuve au long duquel on peut contempler le paysage, puis des rapides dont le rythme déconcentre le spectateur et, enfin, une cataracte qui abolit la gravité.
Et comment avez-vous fait de cette idée un récit ?
J'aurais voulu écrire le scénario avec Beckett, mais il est mort. J'ai rencontré Enda Walsh (un autre dramaturge irlandais) et nous nous sommes poussés l'un l'autre, lui dont l'art est basé sur le récit, moi qui n'avais jusqu'ici créé que des formes. J'avais déjà fait des oeuvres linéaires, mais jamais narratives. Nous sommes tous éduqués dans des cadres : le récit, le cadre de cinéma, celui du tableau, et il faut les pousser. Quand j'ai voulu faire le plan de dix-sept minutes (qui montre Bobby Sands dialoguant avec l'aumônier de Maze), les gens avec lesquels je travaillais ont essayé de m'en dissuader. Le risque est nécessaire, c'est une obligation.
C'était aussi la première fois que vous travailliez avec des acteurs.
Ce sont des artistes, et ils sont prêts à prendre des risques si vous en prenez vous-même. Il faut qu'ils arrivent au stade d'une personne aveuglée qui traverse une pièce et doit compter sur d'autres sens que la vue, qu'ils parviennent à oublier la conscience d'eux-mêmes.
Qu'avez-vous exigé de Michael Fassbender, qui interprète Bobby Sands ?
Bien sûr, il a dû perdre beaucoup de poids. Mais ce n'était pas pour épater la galerie, c'était obligatoire dans ce récit. Je suis devenu très proche de lui, j'allais le voir au moment des pauses repas dans sa loge, puisqu'il était obligé d'y rester seul.
Ce jeûne l'a conduit vers de drôles d'endroits dans sa tête. Je me souviens qu'à la fin de sa dernière journée de tournage, il était si content de laisser ce personnage derrière lui que je ne l'ai pas reconnu. Je retrouvais le Michael Fassbender dont j'avais fait la connaissance quelques mois plus tôt et que j'avais oublié. Il avait été remplacé par l'homme qui jouait Bobby Sands et le personnage de Bobby Sands.
Au début du film, vous montrez la grève de l'hygiène pendant laquelle les détenus tapissaient les murs de leur cellule de déjections. Par moments, on pense à des formes qu'a prises l'art contemporain, est-ce délibéré ?
Il faut se souvenir que, s'ils ont commencé à salir les murs, c'est parce qu'ils étaient passés à tabac quand on les faisait sortir pour vider leurs tinettes. Mais c'est effectivement une protestation visuelle. Celle-là était sur les murs d'une prison, il y en a d'autres sur les murs des musées.
Propos recueillis par Thomas Sotinel
回到二○○八年坎城影展專題首頁 http://blog.yam.com/jostar2/article/13873050



































































